ΑΝΕΞΑΡΤΗΤΟΙ ΠΑΝΑΘΗΝΑΙΚΟΙ
Το blog απευθύνεται αυστηρώςPublished on: 24.04.2012
De qui ?de Fabienne Galula
De quoi ça parle ?
Une école maternelle : trois instituteurs et une psychologue, venue à leur rencontre pour les écouter et les aider au quotidien.
Et alors ?
Ce titre alléchant cache un joli moment de divertissement et de tendresse. Chacun se retrouvera un peu dans l'un des protagonistes et les situations, réalistes mais tournées en dérision pour notre plus grand plaisir.
Un décor simple, un texte efficace, un humour qui oscille entre caricatures sympatiques et fraîcheur. Les répliques de la psy, en particulier, sont un vrai moment de plaisir !
Pour qui ?
-Vous, en famille, à partir de 9/10 ans sans souci !
-Vous, avec votre copine prof des écoles.
-Vous, pour penser à autre chose que les élections qui approchent.
De qui ?
de Colin Higgins, mise en scène de Ladislas Cholat
De quoi ça parle ?
Harold, 18 ans, partage son temps entre des mises en scène de son propre suicide et la visite des enterrements du coin. A l'une de ces cérémonies, il fera la rencontre de Maude, une octogénaire débordante de vie.
Et alors ?
J'y allai un peu à reculons, n'ayant pas gardé un bon souvenir du film dont est tiré cette pièce. Cependant, le ton plus enjoué, plus radicalement optimiste de ce spectacle prend le dessus dès les premiers instants. Saluons d'abord la mise en scène, truffée d'effets spéciaux efficaces, magiques, qui imprègnent d'humour noir les tentatives macabres du jeune héros. Le décor, imposant (presque un peu trop), nous entraîne tantôt dans l'univers fantasque de Maude, tantôt dans le manoir guindé de Harold.
Le texte nous touche, parsemé de poésie.
Le duo Line Renaud/Thomas Solivéres fonctionne à merveille... Charme et présence pour lui, charisme et douceur pour elle, ils rendent crédible et enviable leur singulière romance. On oublie qu'ils ont déjà vécu cette histoire des dizaines de fois, soir après soir sur cette scène, ils nous la livre comme si c'était la première fois... L'émotion sera présente du début à la fin, en particulier lors d'un très beau moment musical entre les deux protagonistes.
Pour qui ?
-Vous, l'incorrigible romantique
-Vous, pour le bonheur de découvrir Line Renaud sur scène, si ce n'est déjà fait, et son talentueux acolyte dont on risque d'entendre parler
De qui ?
Robert Lopez, Jeff Marx et Dominique Guillo
De quoi ça parle ?
Derrière ce titre énigmatique se cache la vie d'un quartier et de ses résidents. Brian cherche un boulot, Tatami cherche des patients, Kate cherche l'amour et Princeton cherche ce qu'il cherche...
Et alors ?
On s'installe en salle sans trop savoir à quoi s'attendre. Et là, pfiout ! On entre dans l'Avenue Q, avec une petite vidéo de quelques secondes, assez pour se douter que cette avenue va certainement nous plaire. Dix minutes plus tard, on est conquis, et on ne cesse d'être bluffé par le spectacle : le décor intelligent qui sert si bien l'histoire, le second degré des chansons, les personnages hauts en couleur... Et le mieux, dans tout ça : le cast ! Le spectacle nous est servi par des artistes ultra-talentueux, attachants, émouvants, impressionnants autant par leur technicité de marionnettistes que par leurs voix.
On oscille entre humour grivois, conseils de cœur farfelus, rêves et quête philosophique.
Un tel sans fautes pour cette production, qu'on se croirait à Londres pour 2h30. Le seul nuage, la seule incompréhension : pourquoi cette jolie salle de Bobino n'était-elle pas pleine à craquer ? Honte au public parisien...
Pour qui ?
-Vous, tous, dès lors que vous avez plus de 12 ans !
De qui ?
de Chazz Palminteri, avec Francis Huster, adaptation : Alexia Perimony
De quoi ça parle ?
Cologio, 9 ans, est le témoin d'un meurtre perpétré par Sunny, mafieux qui règne sur son quartier. Le jeune garçon ne le dénoncera pas à la police venue l'interroger, ce qui conduit le gangster à prendre l'enfant sous sa protection.
Et alors ?
Un peu déstabilisant au départ, ce "seul en scène" bénéficie d'un décor et d'une lumière qui nous plongent rapidement dans l'atmosphère souhaitée. Mais plus encore, la prestation de Francis Huster nous interpelle. Crédible en interprétant tous les personnages, enfant et vieillard, homme et femme, on en oublie vite qu'il est seul, emporté par le récit et la vie de tous ces protagonistes.
Au delà du théâtre, de l'instantanéité, notre imagination est happée, dépeignant à l'esprit le récit, les personnages, les situations et actions, de manière ... cinématographique ! (on "voit" les bagarres, les coups de feux, la foule, avec autant de clarté que s'il s'agissait d'un film).
N'ayant découvert ni le livre, ni son adaptation par de Niro, je ne peux malheureusement pas comparer...
Ces 90 minutes passent vite, pour un joli moment de théâtre.
Pour qui ?
-Vous, pour découvrir une performance théâtrale impeccable
-Vous, pour la classe indiscutable de Francis Huster
De qui ?
Dove Attia, Alfred Cohen, and co
De quoi ça parle ?
Une histoire d'amouuuuur ! Elle appartient à la noblesse, lui vient d'un monde paysan, sur fond de révolution française...
Et alors ?
Attention, nous ne sommes pour l'instant que sur le show case, présentation rapide des intervenants et d'une poignée de chansons qui ne donnent qu'une idée de ce que pourra être le spectacle en septembre 2012...
Tout de même, une idée assez précise...
Une vidéo nous introduit le CV du metteur en scène, dont le travail inspire admiration et respect. Le casting défile sous nos yeux, et bien que nous ne soyons que sur un show case, on est déjà sur une performance au-delà de la simple présentation : un joli jeu de lumières, et surtout de films projetés sur des rideaux blancs, laissent présager pour le futur spectacle d'une utilisation de vidéos des plus prometteuses.
Les chanteurs ? Cette première prestation est plus favorable à certains que d'autres. Un réel bémol pour Mathieu Carnot, étais-ce le trac, car si on apprécie son physique avantageux, la voix et l'articulation ne sont pas au rendez-vous. Mention spéciale pour Sébastien Agius (qui incarnera Robespierre), présent, dynamique et charismatique sur scène (porté par les cris de ses déjà nombreux admirateurs).
Et les chansons ? que dire... quelques airs "déjà-vus" (ou plutôt "entendus")... Mais, et c'est une constante dans les productions Attia/Cohen depuis L'envie d'aimer, des mélodies accrocheuses, entêtantes : on gardera dans le crâne toute la soirée leur sympathique "Pour la peine". La vraie surprise vient du solo de Sébastien Agius, véritable étincelle qui possède un rythme enthousiasmant, et un texte jubilatoire sur le refrain, détournant brillament la Marseillaise, qu'on a envie de tout de suite reprendre en chœur...
Pour qui ?
-Vous, qui cherchez une idée sortie pour la rentrée (la mise en scène promet vraiment d'être grandiose)
-Vous, qui voulez réviser votre Histoire de France
-Vous, qui avez été conquis par Les 10 commandements, Mozart ou Dothy et le magicien d'Oz

